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Je m'appelle Jayden.
Je suis simplement un homme qui s'intéresse profondément à l'être humain.
À ce que nous ressentons.
À ce qui nous fait agir.
À nos peurs.
À nos désirs.
À nos blessures.
À nos croyances.
À nos contradictions.
Mais aussi à cette part de nous que nous montrons volontiers...
et à celle que nous préférons parfois cacher.
Depuis des années, je rencontre des êtres humains dans leur recherche d'eux-mêmes, avec leurs histoires, leurs doutes, leurs paradoxes et toute leur complexité.
Et depuis toujours, j'essaie de comprendre notre nature.
Pas seulement ce que nous montrons.
Mais aussi ce qui agit parfois derrière ce que nous montrons.
Un parcours fait de beaucoup de chemins
Depuis mon plus jeune âge, j'explore des domaines très différents.
La philosophie.
La psychologie.
Les neurosciences.
Les sciences.
L'univers.
Les traditions spirituelles.
Les religions.
L'ésotérisme et l'exotérisme.
Les mythes.
Les civilisations et leurs traditions.
Et bien d'autres chemins qui, chacun à leur manière, essaient de comprendre l'être humain et le monde dans lequel il vit.
Je me suis également formé à différentes approches et je suis certifié en thérapie alternative.
Aujourd'hui, je ne cherche pourtant pas à enfermer une rencontre dans une méthode particulière.
Toutes ces connaissances sont devenues un bagage.
Un bagage que j'emporte avec moi lorsque je rencontre quelqu'un, mais que je ne lui impose pas.
Car connaître beaucoup de choses sur l'être humain ne signifie pas connaître celui qui se trouve devant soi.
Alors, à quoi me sert tout ce bagage ?
À regarder.
À écouter.
À questionner.
À faire parfois un lien entre plusieurs choses qui semblaient n'avoir aucun rapport.
À remarquer une contradiction.
À éclairer quelque chose qui semble se répéter.
À regarder une peur, une relation, un comportement ou une croyance sous plusieurs angles.
Psychologique parfois.
Humain avant tout.
Et lorsque cela a du sens, à travers toutes ces connaissances acquises au fil des années.
Mais quelque chose a changé dans ma manière de rencontrer l'autre.
Je ne souhaite plus seulement regarder ce qui est agréable à voir.
Parce que notre lumière, généralement, nous la connaissons plutôt bien.
Nous connaissons notre bonté.
Notre sensibilité.
Notre générosité.
Nos qualités.
Nos bonnes intentions.
Tout ce que nous acceptons volontiers de reconnaître comme étant « nous ».
Mais il existe aussi autre chose.
Nos contradictions.
Nos colères.
Nos jalousies.
Nos peurs.
Nos mensonges parfois.
Nos désirs que nous n'osons pas toujours regarder.
Nos pensées lorsque personne n'est là pour les entendre.
Tout ce qui ne correspond pas nécessairement à l'image que nous avons construite de nous-mêmes.
Notre ombre.
Je ne suis pas là pour combattre ton ombre.
Je ne crois pas que l'on découvre véritablement qui nous Sommes en choisissant seulement ce que nous aimons en nous et en rejetant le reste.
Car alors nous divisons encore.
Le bien contre le mal.
La lumière contre l'obscurité.
Ce que j'accepte d'être contre ce que je refuse catégoriquement de reconnaître en moi.
Et cette division, pour moi, est précisément ce qui nous empêche de regarder ce qui Est.
Alors je ne chercherai pas à te convaincre que tu es merveilleux.
Pas davantage que tu es mauvais.
Je ne suis pas là pour nourrir l'un contre l'autre.
Je regarderai les deux.
Tes pétales.
Et tes épines.
Ta lumière.
Et ton ombre.
Parce que voir son ombre ne signifie pas devenir son ombre.
Cela signifie simplement ne plus avoir besoin de détourner les yeux.
Je Suis cette lampe qui éclaire ton clair-obscur.
Pendant longtemps, j'ai utilisé une autre image pour parler de ma place dans une rencontre.
Je suis une fenêtre.
Cette métaphore disait quelque chose d'essentiel que je ne renie pas.
Je ne suis pas le paysage.
Je ne décide pas de ce qui doit apparaître.
Je ne décide pas davantage de ce que tu devrais devenir.
Mais aujourd'hui, cette fenêtre ne suffit plus à exprimer complètement ma manière d'être dans une rencontre.
Parce que je ne souhaite plus seulement offrir un autre endroit depuis lequel regarder.
Je souhaite aussi ne plus détourner les yeux lorsque je vois quelque chose que l'autre préférerait peut-être ne pas regarder.
Alors aujourd'hui, je dirais :
Je Suis cette lampe qui éclaire ton clair-obscur.
Pas une lampe qui viendrait t'apporter « ma lumière ».
Je n'ai aucune lumière particulière à te donner.
Et je ne suis certainement pas celui qui serait dans la lumière face à quelqu'un qui serait dans l'obscurité.
Ce serait encore créer une séparation.
La lampe éclaire simplement.
Elle peut éclairer ce qui est beau.
Mais elle peut aussi éclairer ce que nous avions laissé dans un coin sombre.
Une contradiction.
Une croyance.
Une peur.
Une réaction.
Une parole qui ne correspond pas à nos actes.
Quelque chose que nous affirmons ne pas être alors que cela apparaît pourtant en nous.
Je peux le voir.
Je peux le questionner.
Je peux te le montrer.
Mais je ne peux pas décider à ta place de ce que tu en feras.
Pourquoi le clair-obscur ?
Parce que cette image dit peut-être encore mieux ce que je cherche à transmettre depuis longtemps.
Dans un clair-obscur, la lumière ne combat pas l'obscurité.
Et l'obscurité ne combat pas la lumière.
C'est leur rencontre qui révèle les formes.
Nous sommes ainsi.
Nous passons beaucoup de temps à vouloir devenir la personne lumineuse que nous aimerions être.
Et énormément d'énergie à cacher celle que nous refusons d'être.
Mais qui Sommes-nous lorsque nous cessons de choisir entre les deux ?
Voilà où commence pour moi la non-dualité.
Non pas dans la disparition de l'ombre.
Non pas dans la victoire de la lumière.
Mais peut-être lorsque nous cessons de nous diviser intérieurement.
Je ne sais pas qui tu Es.
Et malgré tout ce que j'ai étudié, je ne prétendrai jamais le savoir à ta place.
Je peux avoir lu des milliers de pages.
Accumuler des connaissances.
Posséder des certifications.
Avoir rencontré beaucoup de personnes.
Mais lorsque quelqu'un se trouve devant moi, je ne veux pas rencontrer mes connaissances.
Je veux rencontrer la personne.
Alors j'écoute.
Je questionne.
Je regarde.
Et parfois, je mets en lumière une contradiction que je vois.
Même si elle n'est pas agréable à entendre.
Non pour juger.
Non pour condamner.
Non pour décider de ce qu'il faudrait changer.
Mais parce que faire semblant de ne pas voir ce que je vois ne serait plus une véritable rencontre.
Mon bagage peut m'aider à regarder.
Il ne me donnera jamais le droit de décider à la place de quelqu'un d'autre de ce qu'il Est ou de ce qu'il devrait devenir.
Voilà peut-être qui je suis.
Un homme avec beaucoup de connaissances...
et encore beaucoup de choses qu'il ne sait pas.
Un homme avec sa lumière...
et son ombre.
Ses pétales...
et ses épines.
Je ne me place donc pas en dehors du clair-obscur que je regarde chez l'autre.
J'en fais partie moi aussi.
Et c'est peut-être précisément pour cela que je peux le regarder sans avoir besoin de le condamner.
Je ne suis ni un modèle à suivre, ni celui qui détient une vérité sur toi.
Je Suis cette lampe qui éclaire ton clair-obscur ; qui ne condamne pas, mais révèle ; qui n'arrache pas, mais montre aussi l'ombre, parce que sans elle, la lumière elle-même reste incomplète.
Jayden