Le temps est subjectif.
L’humain possède son propre rapport au temps, l’animal le sien, et l’insecte également.
Si le chat dort plusieurs fois durant le jour et la nuit, c’est peut-être parce que son expérience du temps diffère de la nôtre.
Ce qu’est une journée pour nous pourrait représenter, pour lui, bien davantage dans son propre vécu.
Pour une fourmi, une seule journée pourrait sembler être des années.
Prenons l’exemple du pôle Nord, où plusieurs mois de jour succèdent à plusieurs mois de nuit.
L’être humain y adapte naturellement son rythme de vie à un autre rapport au temps.
Il dort 6 mois en plein jour et vit 6 mois en pleine nuit, totalement décalé dans ses activités.
Ainsi, le chat ne “dort” peut-être pas autant que nous le croyons ; il vit simplement selon son propre espace-temps, déterminé par sa nature.
Dire qu’un chat passe son temps à dormir est donc une perception du temps humain, et non la réalité du temps du chat.
Le temps appartient à chaque être, car il semble se manifester selon la nature de celui qui le vit.
Et peut-être qu’au-delà de toutes ces perceptions du temps demeure quelque chose d’immuable : une conscience qui, elle, n’a pas de temps, ni commencement ni fin.
Mais dans notre nature humaine, cela demeure ni mesurable ni véritablement compréhensible, car nous avons forgé notre existence à travers la forme du temps qui n'est qu'un commencement et une fin.
Dans ce sens, nous représentons peut-être une forme d’éternité pour un animal, et l’infini pour un insecte.
L’éternité se vit ici et maintenant lorsque l’on comprend que, dans l’instant pur, le temps n’existe pas.
Le passé et le futur sont le temps.
Et même ce que nous appelons le présent appartient encore au temps, puisqu’il demeure lié au passé et au futur.
Alors qu’est-ce que l’éternité ? Juste être là.
Parce que l’éternité n’est pas une durée infinie mais une absence de temps.
L’être humain est conditionné par le temps : l’heure des repas, du coucher, du lever, du travail…
Et tant qu’il demeurera conditionné par le temps, il restera esclave d’une société de pensée devenue maîtresse des chaînes du temps.