Nous remplaçons toujours un problème par un autre problème.

 

Nous remplaçons toujours un problème par un autre problème.

Pourquoi ?

Parce que ce que nous portons ne s'efface pas en prétendant que c'est cela, le problème.

Lorsque ce problème est résolu, ce que nous portons est toujours là.

Alors il crée un autre problème.

Se dire :

« Ensemble, nous allons y arriver. »

C'est peut-être résoudre un problème.

Mais cela ne résout pas ce que nous portons.

Lorsqu'on contemple un joli coucher de soleil, nous aimerions que nos problèmes disparaissent avec lui.

Mais, en Réalité, le soleil ne se couche jamais.

Tout comme ce que nous portons.

Que faire ?

Il n'y a rien à faire...

contre ce que nous portons.

C'est difficile à lire, n'est-ce pas ?

Pourtant, c'est tout le contraire de ce que l'on nous enseigne.

Nous passons notre vie à vouloir nous réparer.

À vouloir nous améliorer.

À vouloir résoudre ce que nous croyons être le problème.

Mais le véritable changement ne vient peut-être pas de ce combat.

Il vient lorsque nous voyons enfin ce que nous portons.

Alors nous comprenons qu'en réalité, il n'y a aucun problème avec nous-mêmes.

Il y a seulement ce que nous portons.

Et cela fait partie de notre nature.

À partir de là, nous nous détachons doucement de ce que nous portons.

Non parce que nous le rejetons.

Mais parce que nous cessons de nous confondre avec lui.

Fuir ne sert à rien.

S'analyser ne sert à rien.

Résoudre ne sert à rien.

Se convaincre que tout ira mieux ne sert à rien.

Car rien de tout cela ne remplace le regard.

Lorsque nous contemplons un coucher de soleil,il n'y a plus, pendant un instant,

ni mental,

ni intellect,

ni pensées,

ni émotions,

ni ego.

Juste ce qui Est.

Nous ne portons plus rien.

Le Rien absolu.

Nous ne trouvons pas cela dans un état de méditation, ni dans une expérience spirituelle.

Car ce serait encore vouloir atteindre quelque chose.

Or le Rien absolu...

n'est Rien.

Cela fait peur, le néant, n'est-ce pas ?

Pourtant, c'est peut-être ce que nous cherchons tous.

La maison.

Et cette maison n'est peut-être pas ailleurs.

Elle est ici même,dans le Rien absolu.

Je ne suis rien.

Ni ce que tu veux que je sois.

Ni ce que je veux être.