Peut-être que Dieu ne nous a jamais demandé d'être représenté.
Peut-être même que c'est nous qui avons créé toutes les images, tous les symboles, toutes les façons de le décrire pour essayer de comprendre quelque chose qui nous dépasse.
Parce qu'au fond, ce qu'on appelle Dieu, le Divin, la Source ou autrement, n'a peut-être aucune forme.
On ne peut pas le mettre dans une statue, un dessin, un livre ou une définition.
Dès qu'on essaie de l'enfermer dans quelque chose, on parle surtout de notre idée de Lui, pas de Lui.
Il est simplement ce qui Est.
Et si cette réalité est partout, en tout et en chacun, alors les séparations que nous créons entre les religions, les peuples ou les croyances perdent une partie de leur sens.
Parce qu'au-delà des noms et des étiquettes, on parle peut-être de la même réalité.
Et si nous venons tous de cette même source, alors au fond nous ne sommes pas aussi séparés qu'on le croit.
On a des visages différents. Des cultures différentes. Des histoires différentes.
Mais la vie qui nous anime est la même.
La foi, dans cette vision, ce n'est pas défendre un camp contre un autre.
C'est reconnaître ce qui nous relie.
Comprendre que derrière toutes nos différences, il existe une unité plus profonde.
Et que, malgré toutes les formes que prend la vie, nous faisons partie du même ensemble.
Au fond, la foi ne serait pas la séparation.
Elle serait le souvenir que nous appartenons à la même unité.