Mais lorsque la confusion est là, il ne faut rien faire.

Mais lorsque la confusion est là, il ne faut rien faire.

La confusion a un pouvoir incroyable.

Elle utilise tout ce que nous portons.

Elle donne raison à toutes les émotions.

À toutes les pensées qui surgissent.

Elle donne raison à notre raisonnement.

Elle donne raison à notre logique.

Elle donne raison à notre clarté.

Et ainsi, elle nous pousse à agir immédiatement.

Parce que nous pensons voir véritablement.

Mais il ne faut jamais agir de cette manière.

Car nous ne voyons rien lorsque nous portons le voile de la confusion.

La confusion n'est pas la Réalité.

Elle n'est qu'un voile.

 

Même si certaines clartés semblent apparaître à travers elle, elle n'est pas la lucidité.

La lucidité se trouve au-delà de tout voile.

Rien ne peut la recouvrir.

Elle est la lumière qui pénètre tout.

La confusion est comme porter une lampe pour chercher l'obscurité.

Elle dit parfois :

« Tu vois... je vois. »

Mais elle ne voit rien.

Car elle est elle-même l'obscurité.

Puis, lorsque la lucidité revient, nous voyons beaucoup de choses nées des mouvements de la confusion.

Nous les regardons autrement.

Non comme un mal.

Mais comme un état de ce qui Est en nous, et de ce qui Est en l'autre.

Les états vont et viennent.

Ils ne déterminent pas ce que nous sommes.

Ils révèlent seulement ce que nous portons.

Et ce que nous portons va et vient comme les vagues.

Ne nous attachons pas aux vagues.

Je rajoute un point important...

Le paradoxe.

Le paradoxe, c'est que lorsque nous voyons le voile de la confusion, il nous ENSEIGNE qu'il n'est qu'un voile.

Et c'est en le voyant qu'il cesse peu à peu de nous conduire.

Tout devient enseignement lorsque nous voyons nos voiles.

Comme je l'écris souvent, retirer le voile d'Isis est impossible.

Les travaux d'Hercule ne consistent pas à retirer ce qui ne peut l'être.

Ils consistent à le voir.

 

Et cela est douloureux, certes.

Car vouloir retirer le voile est facile.

Le voir est beaucoup plus difficile.

Mais c'est en le voyant qu'il cesse, peu à peu, d'agir sur nous.

« Connais-toi toi-même », a-t-il été dit il y a fort longtemps.

Pardonnons toujours à ceux qui ont agi dans la confusion.

Car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Cela nous rappelle cette parole :

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Si la confusion conduit les actes, alors la compassion devient possible. C'est le message Absolue de cette parole.

En réalité, le voile de la confusion n'existe pas. Il n'est qu'une construction de notre corps-esprit.