Tu crois que ce sont les choses qui te rendent heureux.

Tu crois que ce sont les choses qui te rendent heureux.

Une danse.
Une rencontre.
Un voyage.
Un repas.
Une réussite.

Un paysage.

Mais ce n'est pas cela qui te rend heureux. Ce qui te rend heureux, c'est que, pendant un instant, tu t'oublies.

Il n'y a plus :
« Je veux. »
« Je dois. »
« Il me manque quelque chose. »
Il n'y a plus que l'expérience vivante.


Plus de commentaire.
Plus de comparaison.
Plus de recherche.


Juste l'instant.
Et dans cet instant, le bonheur apparaît naturellement. Puis, aussi vite, le mental, l'ego, revient.


Il dit :
« C'était cette personne. »
« C'était cette activité. »
« C'était ce lieu. »
Alors il cherche à recommencer.
Encore.

Et encore.

Mais ce n'était pas l'objet qui créait le bonheur.

C'était l'absence momentanée de celui qui cherchait à être heureux.

Voilà pourquoi tu passes souvent ta vie à courir après ce que tu as déjà connu.

Tu cherches à l'extérieur ce qui est né à l'intérieur.


Tu poursuis des formes, alors que ce que tu cherches 
n'a aucune forme.

Car lorsque celui qui cherche disparaît un instant, ce qui Est apparaît.
Et ce qui Est est déjà là.

Le bonheur, c'est lorsque l'on s'oublie.

Et j'ai moi-même constaté très souvent cet état d'oubli : ce moment si puissant, rempli de plénitude et de béatitude.

Alors, même si cet instant est passager avant que l'esprit n'y mette son grain de sable, vois-le, prends-en conscience, et il se produira plus régulièrement.

Car ce n'est pas le bonheur que tu cherches.
C'est l'oubli de toi-même qui le révèle.