Nul ne peut transmettre ce qu'il ne possède pas.

Nul ne peut transmettre ce qu'il ne possède pas.

Nous sommes tellement forts pour enseigner aux autres ce que nous ne sommes pas, mais ce que nous voudrions Être.

C'est de l'imposture.

Ce n'est qu'un masque porté par l'ego qui voudrait Être.

Je le vois tellement autour de moi.

Et même en moi-même.

La sagesse, l'illumination, c'est de voir à travers la lumière qui nous éblouit.

L'imposture ne commence pas seulement lorsque l'on prétend être arrivé alors que l'on est encore en chemin.

Elle commence lorsque l'on fait croire à l'autre qu'on peut le mener là où l'on n'est pas soi-même.

Personne ne peut sauver l'autre.

Personne ne peut éveiller l'autre.

Personne ne peut accomplir l'autre.

Personne ne peut garantir qu'il fera du bien à l'autre avec sa pratique.

Au mieux, nous pouvons témoigner.

Nous pouvons accompagner.

Nous pouvons partager ce que nous avons vu.

Mais nous ne pouvons pas faire le chemin à sa place.

Car personne ne possède la Vérité.

Personne n'est arrivé.

Chacun marche sur son propre chemin.

Alors que puis-je transmettre ?

Certainement pas un état que je ne possède pas.

Je ne peux pas transmettre la non-dualité.

Je ne peux pas transmettre l'illumination.

Je ne peux pas transmettre la béatitude.

Car je ne suis pas cela.

Je suis dualité.

Comme toi.

Comme tout être humain.

Je connais le doute.

Je connais les peurs.

Je connais les contradictions.

Je connais les désirs.

Je connais les blessures.

Je connais les illusions de l'esprit.

Je les connais parce que je les vis.

Voilà ce que je peux transmettre.

La compréhension de la dualité humaine.

La compréhension de ce qui nous anime.

La compréhension de ce qui nous fait souffrir.

Car lorsque tu comprends véritablement ce qui t'anime, tu commences peu à peu à t'en détacher.

Lorsque tu comprends tes croyances, elles cessent de te diriger.

Lorsque tu comprends tes peurs, elles perdent leur pouvoir.

Lorsque tu comprends tes mécanismes, ils deviennent visibles.

Et lorsque cela devient visible, quelque chose s'apaise.

La liberté apparaît.

Non parce que tu es devenu quelqu'un d'autre.

Mais parce que tu cesses peu à peu d'être prisonnier de tes illusions.

ORḤĀYĀ n'est pas là pour te dire :

« J'y suis arrivé, tu peux le faire aussi. »

ORḤĀYĀ est là pour t'aider à te retourner vers toi-même.

Vers ta propre Réalité.

Loin de tes illusions.

Il ne s'agit pas de montrer un modèle à suivre.

Il s'agit d'inviter chacun à se voir véritablement.

Mes paroles ne sont pas là pour t'éblouir.

Elles sont là pour que tu te voies toi-même.

Même si cela peut parfois faire souffrir.

Car c'est seulement lorsque tu te vois véritablement que tu deviens libre.

Libre de tes croyances.

Libre de tes illusions.

Libre d'être ce que tu Es.

Et non ce que tu crois être.

Et c'est là qu'est le paradoxe.

Car c'est véritablement à cet instant précis que tu trouves l'illumination.

Non pas une illumination venue d'ailleurs,
mais ta propre illumination.
Celle qui a toujours été là, dans Réalité elle-même de ce que tu Es.

Ce qui Est.

Personne ne te donnera quoi que ce soit, personne ne t'apportera l'éveil, mais en te retournant vers toi-même, tu découvriras ce qui était déjà présent.