Dans chaque chose, il y aurait un positif et un négatif.
Dans chaque chose, il y aurait un positif et un négatif.
D'où cette expression que nous connaissons tous :
« Un mal pour un bien. »
On nous enseigne souvent que nous portons en nous un côté bon et un côté mauvais.
Que dans toute chose existe le bien et le mal.
On nous a appris à chercher le bien et le mal en toute chose.
Mais est-ce réellement ainsi ?
Ou avons-nous simplement divisé ce qui Est ?
Mais si la dualité n'était pas dans la chose ?
Si elle apparaissait dans notre manière de la penser, de l'utiliser et de la juger ?
Prenons quelque chose de très simple.
Une chaise en bois.
Nous disons :
« Ceci est une chaise en bois. »
Pourtant, si cette chaise est en bois, avant d'être une chaise, elle est d'abord du bois auquel nous avons donné une forme et un nom.
Un bois en forme de chaise.
Prenons maintenant ce même bois.
Je peux l'utiliser pour te frapper.
Et nous dirons :
« C'est mal. »
Je peux prendre ce même bois et te fabriquer une magnifique chaise pour te l'offrir.
Et nous dirons :
« C'est bien. »
Mais le bois, lui, a-t-il changé ?
Est-il devenu mauvais lorsque je frappe ?
Est-il devenu bon lorsque je construis ?
Non.
Le bois est simplement du bois.
Ce n'est pas la chose qui porte nécessairement en elle le bien ou le mal.
C'est ce que nous en faisons.
Et peut-être en est-il de même pour nous.
Je m'appelle Jayden.
Je suis Jayden.
Un être humain.
Suis-je fondamentalement bon ?
Suis-je fondamentalement mauvais ?
Ou suis-je simplement ce que je suis ?
Ce que nous appelons ensuite « bon » ou « mauvais » apparaît dans ce que je fais de ce corps, dans mes actes, mes pensées, mes croyances, mes intentions et leurs conséquences.
Mais pas seulement.
Car il y a aussi tout ce que les autres ont fait de nous.
Dans notre culture, nous disons parfois :
« Il a un bon esprit. »
Ou :
« Il a un mauvais esprit. »
Mais comment cet esprit s'est-il construit ?
Par lui-même ?
Ou également à travers tout ce qu'il a reçu ?
Son éducation.
Sa famille.
Sa culture.
Ses expériences.
Ses blessures.
Ses croyances.
Et toutes ces représentations transmises d'une génération à l'autre.
Nous héritons ainsi d'une manière de regarder le monde avant même d'avoir pu nous demander si elle était la nôtre.
Nous apprenons ce qui est bien.
Nous apprenons ce qui est mal.
Nous apprenons ce qui est acceptable.
Ce qui ne l'est pas.
Ce que nous devons devenir.
Ce que nous ne devons surtout pas être.
Et parfois, nous transmettons à notre tour ce que nous avons reçu, sans même nous demander d'où cela venait.
Alors lorsque je dis :
« Ceci est bien. »
« Ceci est mal. »
Est-ce véritablement moi qui parle ?
Ou parlent aussi à travers moi des générations de croyances, de cultures, d'enseignements et d'expériences dont j'ai hérité ?
Et si ma manière de définir le bien et le mal est elle-même en partie héritée, alors une question devient essentielle :
Qu'est-ce qui est véritablement vrai ?
Ne cherchons peut-être pas immédiatement une réponse.
Posons-nous simplement la question.
Alors peut-être que le bien et le mal ne sont pas deux choses qui vivent en nous et qui se combattent sans cesse.
Peut-être sont-ils aussi les mots avec lesquels nous jugeons ce que l'être humain fait de ce qu'il Est.
Car une chose est une chose.
Avant que notre pensée lui donne un nom.
Avant qu'elle lui donne une valeur.
Avant qu'elle décide :
« Ceci est bien. »
« Ceci est mal. »
La chose, elle...
Est.
Est-ce une Vérité ? Je n'en sais rien, car la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien.
Je Suis
Cette parole, comme toutes les autres, n'est qu'une réflexion d'une personne qui a consacré sa vie à chercher...