Nous sommes tellement habitués à nous dissimuler aux yeux des autres qu'au bout du compte, nous finissons par nous dissimuler à nous-mêmes.
Nous apprenons très tôt à montrer certaines parties de nous et à en cacher d'autres.
Ce qui sera aimé.
Ce qui sera accepté.
Ce qui donnera une belle image.
Alors nous construisons un personnage.
Pas nécessairement consciemment.
Nous nous habituons simplement à être celui que les autres connaissent.
Le gentil.
Le fort.
Le sensible.
Le spirituel.
Le drôle.
Celui qui va toujours bien.
Et à force de le montrer, quelque chose d'étrange peut arriver : nous finissons nous-mêmes par y croire.
Le masque n'est alors plus seulement porté devant les autres.
Il est porté devant soi.
Mais si je retire ce que je montre...
Si je retire ce que l'on pense de moi...
Si je retire même ce que je pense de moi...
que reste-t-il ?
Peut-être est-ce là que commence une autre rencontre.
Non plus avec le personnage que nous avons appris à reconnaître dans le miroir des autres.
Mais avec ce qui Est lorsque personne ne regarde.
Et peut-être même lorsque nous-mêmes cessons de nous regarder à travers ce que nous croyons être.
Car le masque le plus difficile à retirer n'est peut-être pas celui que nous montrons aux autres.
C'est celui dont nous avons oublié... qu'il était un masque.
Est-ce une Vérité ? Je n'en sais rien, car la seule chose que je sais, c'est que je ne sais pas.
Je Suis
Cette parole, comme toutes les autres, n'est qu'une réflexion...
Alors, voyons simplement ce qui Est.