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Et aussi la Politique.
À tous ceux qui cachent leur vérité.
Je n'ai pas pour habitude de parler de politique dans mes paroles.
Cependant, ce que nous vivons aujourd'hui me donne envie de dire quelques mots.
Non pas sur la politique.
Mais sur nous-mêmes.
On lit beaucoup, en ce moment, des faits concernant des candidats à l'élection présidentielle.
Peu importe de qui il s'agit.
Le véritable sujet est ailleurs.
L'ignorance ne consiste pas à être ce que nous sommes.
L'ignorance consiste à refuser de le voir.
Nous passons notre temps à réfuter ce qui nous anime véritablement.
Et, en le rejetant, c'est une partie de nous-mêmes que nous rejetons.
C'est garder le voile d'Isis sur notre visage.
Le but n'est pas de retirer le voile.
Le but est de le voir.
Lorsqu'il y a vol,
il y a vol.
Lorsqu'il y a mensonge,
il y a mensonge.
Lorsqu'il y a violence,
il y a violence.
Lorsqu'il y a hypocrisie,
il y a hypocrisie.
Lorsqu'il y a manipulation.
Il y a manipulation.
Lorsqu'il y a racisme.
Il y a racisme.
Etc...
Comprenez bien le sens.
Je ne parle pas ici de jugement.
Je parle seulement de voir ce qui Est.
Je parle de la capacité à voir ce qui Est en nous.
Le seul véritable complot est peut-être celui que nous entretenons envers nous-mêmes, lorsque nous refusons de voir ce qui nous anime.
Je ne juge personne.
J'ai beaucoup de compassion pour l'humanité.
Car nous ne pouvons pas être autrement que ce que nous sommes, tant que nous n'en avons pas réellement conscience des affects qui nous animent.
Le véritable changement ne commence pas lorsque nous devenons meilleurs.
Il commence lorsque nous pouvons dire :
« Oui, je suis cela. »
Non pour continuer à l'être.
Mais pour voir enfin ce qui nous pousse à agir ainsi.
Il ne sert à rien de le cacher.
Car ce qui est caché continue d'agir.
Mais ce qui est vu commence déjà à se transformer.
C'est ainsi que nous passons de l'inconscience à la conscience de qui nous sommes.
Faire son mea culpa devant l'autre, ce n'est pas s'humilier.
C'est devenir transparent.
Et cette transparence est peut-être le commencement d'une véritable éthique.
Car les autres n'attendent pas de nous que nous soyons parfaits.
Ils attendent que nous soyons vrais.
C'est seulement dans cette transparence que la Compassion peut prendre place.
Et lorsque la compassion prend place, le pardon devient possible.
J'essaie toujours de regarder au-delà des actes.
Non pour excuser.
Mais pour comprendre ce qui les anime.
Car c'est peut-être là que commence le véritable regard.
La Vérité ne se réfute pas en la niant, elle se regarde, parce qu'Elle est ce qu'elle Est.
Cela ne concerne pas vraiment la politique, mais notre nature humaine à tous.