Il y a la Réalité de ce qui Est, et la Réalité de ce qui Est.

Il y a la Réalité de ce qui Est, et la Réalité de ce qui Est.

C'est-à-dire la Réalité de ce que l'on croit et la Réalité de ce que l'on voit.

Les deux sont une Réalité de nous-mêmes.

Mais l'une cache souvent l'autre.

La Réalité de ce que l'on croit n'est pas toujours la Réalité de ce que l'on peut véritablement voir.

Et je dis bien :

« peut voir ».

Car encore faut-il pouvoir voir au-delà de ce que l'on croit.

Alors, la véritable question est peut-être celle-ci :

Quelle est notre Réalité ?
Ce que l'on voit ?
Ou ce que l'on croit voir ?

Nous pouvons entendre de nombreux discours de personnes qui pensent connaître la Vérité absolue.

Certaines se disent élues.
Certaines se disent éveillées.

Certaines jugent le monde, la société et les autres parce qu'elles pensent être, d'une certaine manière, illuminées.

Mais une question se pose :
Voient-elles ce qu'elles croient ?

Ou voient-elles véritablement ce qui Est ?

Et nous-mêmes ?

Que reste-t-il de nous au-delà de tout ce que nous croyons ?

J'ai posé cette question à plusieurs de ces personnes dans les commentaires de leurs publications.

Je n'ai jamais véritablement obtenu de réponse.

Et si c'était justement là que commençait l'illumination ?

Non pas dans la réponse.

Mais dans la disparition de celui qui croit déjà savoir.

Car la véritable illumination est peut-être la destruction de ce que nous croyons être.

Et contre cela, nous pouvons nous battre de toutes nos forces.

Car celui qui veut être illuminé veut-il véritablement disparaître ?
Ou veut-il devenir quelqu'un d'illuminé ?

Alors, peut-être fuyons-nous l'illumination au moment même où nous revendiquons l'être.

La véritable illumination n'est peut-être pas ce que nous pensons.

Peut-être que l'illumination consiste simplement à voir.

Non pas voir ce que nous croyons.
Mais voir ce qui Est.

Et peut-être que lorsque nous voyons véritablement ce qui Est,

il n'y a même plus personne pour dire :

« Je suis illuminé. »

Cela me fait penser à la métaphore de l'aveuglement.

Celui qui est aveuglé ne sait pas toujours qu'il l'est.

Car l'aveuglement, c'est peut-être justement rester figé sur ce que l'on croit.

C'est ne plus parvenir à voir au-delà de ce que l'on croit voir.

Et ne dit-on pas :

« Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » ?

Mais peut-être que le borgne lui-même devrait se demander :

Est-ce que je vois véritablement ?

Car celui qui croit voir mieux que les autres peut, lui aussi, être aveuglé par cette croyance.

Alors, peut-être que l'illumination ne consiste pas à devenir celui qui voit.

Mais à ne jamais oublier que nous pouvons, nous aussi, être aveuglés par ce que nous croyons voir.

Et ce sujet ne concerne pas seulement certaines personnes du monde spirituel.

Il concerne chacun de nous.

Car l'aveuglement peut se trouver dans beaucoup de domaines de notre vie.

Dans nos croyances.
Dans nos convictions.
Dans notre manière de voir les autres.
De voir le monde.

Et même de nous voir nous-mêmes.

Nous pouvons tous finir par prendre ce que nous croyons pour ce qui Est.

Est-ce une Vérité ? Je n'en sais rien, car la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien et que je ne suis rien.

Car je ne prétends pas détenir la Vérité.

Et c'est peut-être cela qui permet de ne pas devenir aveugle à son propre aveuglement.

Est-ce une Vérité ? Je n'en sais rien, car la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien et que je ne suis rien.

Car je ne prétends pas détenir la Vérité.

Et c'est peut-être cela qui permet de ne pas devenir aveugle à son propre aveuglement. Ce que peut-être Socrate voulait transmettre.

Cette parole, comme toutes les autres, n'est qu'une réflexion...

Alors, voyons simplement ce qui Est.