Au lieu de nous plaindre, rendons à César ce qui appartient à César et demeurons libres.

 

Au lieu de nous plaindre, rendons à César ce qui appartient à César et demeurons libres.

Nous avons tous entendu cette parole :

« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Si les événements de la vie appartiennent au temporel, l'Être, lui, appartient au non-temporel.

Beaucoup se plaignent de payer des taxes, des impôts, des factures, ou que la vie est devenue trop chère.

Peu à peu, ils finissent par s'identifier à tout ce qui relève du pouvoir temporel, au point d'oublier qu'ils peuvent demeurer libres intérieurement.

À quoi bon nous identifier au pouvoir matériel, lorsque nous savons que, de toute façon, tout cela disparaîtra un jour ?

Derrière cette parole, il y a peut-être autre chose que le simple tribut versé à César.

Car le pouvoir temporel est peut-être bien plus vaste.

Souvent, ce qui nous enchaîne le plus n'est pas ce que nous devons payer.

C'est tout ce que nous voulons posséder.

Le dernier smartphone.

La dernière voiture.

La plus belle maison.

Toujours plus.

Crédit après crédit.

Dette après dette.

Peut-être que César ne représente pas seulement l'argent.

Peut-être représente-t-il tout ce qui exerce un pouvoir temporel sur nous.

Nos possessions.

Nos émotions.

Nos opinions.

Nos désirs.

Rendons aux désirs ce qui appartient aux désirs.

Rendons aux possessions ce qui appartient aux possessions.

Rendons aux opinions ce qui appartient aux opinions.

Rendons aux émotions ce qui appartient aux émotions.

Rendons à l'argent ce qui appartient à l'argent.

Rendons à la politique ce qui appartient à la politique.

Rendons au pouvoir ce qui appartient au pouvoir.

Et rendons à l'Être ce qui appartient à l'Être.

Rendons simplement à César tout ce qui appartient à César.

Et n'oublions pas de demeurer libres.

Est-ce une Vérité ? Je n'en sais rien, car la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien et que je ne suis rien.

Cette parole, comme toutes les autres, n'est qu'une réflexion...

Alors, voyons simplement ce qui Est.