Avant de donner des leçons aux autres, regardons-nous.

Avant de donner des leçons aux autres, regardons-nous.

Nous sommes nombreux à savoir ce que les autres devraient faire.
Comment ils devraient aimer.
Éduquer leurs enfants.
Vivre leur couple.
Gérer leur colère.
Pardonner.
Réagir.
Penser.
Se comporter.

Nous savons reconnaître l’égoïste, l’hypocrite, le menteur, le jaloux, le colérique, le mauvais parent, le mauvais conjoint…
Chez l’autre.
Et nous lui faisons la morale.

Mais lorsque la même chose prend une autre forme en nous, la voyons-nous encore ?

C’est étrange comme nous devenons parfois experts de ce que les autres devraient changer et aveugles devant ce qui nous appartient.

Mais nous ne sommes jamais à sa place.
Nous n’avons ni son histoire, ni ses blessures, ni ses peurs, ni son éducation, ni tout ce qui l’a façonné.

Et surtout, sommes-nous certains que placés exactement dans les mêmes causes, nous aurions été différents ?

Peut-être que donner une leçon est facile parce que celui qui la donne reste à l’extérieur de ce qu’il juge.
Il regarde.
Il analyse.
Il condamne.

Et pendant qu’il montre l’autre du doigt, il n’a plus besoin de se regarder.

Voilà peut-être nos pharisiens modernes.

Pas seulement ceux qui enseignent derrière une chaire, un écran ou devant des milliers d’abonnés.

Nous pouvons tous devenir pharisiens.
Dans notre couple.
Avec nos enfants.
Avec nos amis.
Au travail.
Sur les réseaux sociaux.

Chaque fois que nous exigeons de l’autre une vérité que nous sommes incapables de retourner vers nous-mêmes.

Alors avant de dire :
« Tu devrais… »

Peut-être devrions-nous nous demander :
« Et moi ? »

Suis-je capable de voir en moi ce que je suis sur le point de reprocher à l’autre ?

Car comment montrer l’ombre de l’autre lorsque nous refusons de regarder la nôtre ?

Un homme a dit :
« Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre. »

Ce qui revient peut-être à :
« Connais-toi toi-même. »

Car avant de condamner ce que nous voyons chez l’autre, encore faudrait-il avoir le courage de regarder ce qui vit en nous.

Et peut-être même qu’après cela…
nous aurions beaucoup moins de leçons à donner.

Jayden.